[archives] Scénario I : L'oiseau de feu

le Jeu 2 Sep - 20:48


L'oiseau de feu
scénario premier

Résumé
Un jour des espèces de créatures lumineuses sont sorties des miroirs. Et là où elles allaient des catastrophes se produisaient, tremblement de terre, effondrement d'une île volante, inondations... Un témoignage nous rapporta qu'un oiseau de feu avec des pouvoirs extraordinaire était en colère contre les gens d'Entre-Monde.
Nous avons voyagé vers le désert alors qu'un groupe de dieux se faisaient remarquer en disant que ceux qui vaincrait leur basilic aurait le droit d'accéder à leur savoir. Nous avons ainsi appris que Huit dieu pré-existaient dans l'Entre-Monde : les vrais Dieux. Huit dieux, huit miroirs. Ils nous révélèrent que l'oiseau de feu était le premier de tous et que s'il était en colère c'est parce que nous ne montrions aucun respect aux huits entités, encore moins à lui.
Puis nous apprîmes que pour apaiser le dieu, il fallait faire chanter la pluie. Une métaphore qui nous a conduit dans les montagnes vers la source de l'Arcos pour dénicher un temple caché.
Le temple en ruine d'A'vogenlhil, oiseau de lumière et premier dieu, renfermait un livre sur l'histoire du dieu ainsi qu'un fifre magique capable de faire pleuvoir. Depuis ce jour, dans le ciel volait A'vogenlhil, visible de n'importe où.
Pour trouver quelqu'un capable de faire chanter la pluie en jouant de la flûte nous avons organisé un grand concours de poésie à K'ien. Le vainqueur, Mikail Toma, su obtenir une réponse du fifre et la pluie divine se mit à tomber. Apaisant la fureur du dieu de lumière.
Dès lors nous avons entamé de grandes recherches pour trouver les temples des autres dieux et ainsi leur montrer le respect qui leur est dû.
Aussi, nous pensons qu'ils auront les réponses à de nombreuses questions, au sujet de nos miroirs, de la zone inconnue...

Le scénario
    Spoiler:
    Si vous pensez que seule l'immense ville de l'Entre-Monde a de l'intérêt c'est que vous êtes capables d'ignorer les milliers de km² de surfaces habitables qui s'étendent à perte de vue hors des remparts de Cerclon. Et nous sommes tous victimes de l'immensité de notre ville, nous avons oublié qu'au delà des murs il y a des choses que nous n'aurions jamais dû ignorer.

    Cela fait dix ans que les miroirs n'ont plus donné aucun signe d'activité ; dix années durant lesquelles ceux qui furent coincés dans l'Entre-Monde et ceux qui furent coincés au delà durent réapprendre à vivre. Nous l'avons bâtit nous même cette ville gigantesque, nous l'avons érigée au dessus des décombres de notre ancienne ville de passage et aujourd'hui s'élève jusque dans le ciel les merveilles d'une civilisation aux origines multiples. Nous avons mélangé les époques, mélangé les races, les différents se sont un temps exacerbés pour s'effriter face à l'affluence grandissante de toutes ces différences.
    Notre fierté, au sein de notre ville, c'est qu'ici il n'y a quasiment plus de batailles inutiles, nous sommes les bâtisseurs d'un monde si ce n'est égal est-il au moins ouvert à toutes les créatures vivantes... Mais ceci n'a jamais été suffisant pour redonner espoir aux miroirs aujourd'hui encore scellés de l'intérieur.

    Pourtant, un matin de pluie, un voyageur gagna l'Entre-Monde, il pénétra la ville et manifesta à qui voulait bien l'écouter qu'il avait vu, au delà de notre ville, loin, plus loin encore que les régions connues de la zone du dehors, un oiseau de feu. L'homme répéta maintes et maintes fois que ce phœnix n'avait rien d'une créature naturelle. Il n'était pour ainsi dire, pas un véritable phœnix. Et ce vagabond continua de prétendre que l'oiseau lui avait parlé, et que dans son discours, il n'avait dit qu'une seule chose qu'il avait répété des centaines de fois dans des milliers de langues différentes.

    Mais comment un oiseau aurait-il pu connaitre jusqu'aux langages oubliés, ceux qui existent encore au delà des limites de notre monde intermédiaire mais qui dans l'Entre-Monde ont cédé la place aux dialectes communs ? Le vagabond s'enfonça plus loin encore dans la zone inconnue, il chercha des jours durant l'oiseau qui lui avait dit :

    -S'ils brillent, ils briseront le temple de la pierre, emportant leur colère depuis les cieux, le chanteur brillera au son de la pluie.

    Il chercha l'oiseau à en dépérir dans une région montagneuse où il ne trouvait ni eau ni nourriture pour continuer son voyage. Mais alors qu'il allait faire demi-tour, qu'il espérait survivre assez longtemps pour gagner un lieu où il pourrait trouver les tubercules, les racines et les fruits qui le nourriraient, l'oiseau réapparut dans le ciel. Son feu s'échappaient de lui en une trainée étincelante et son chant résonna dans le ciel à en faire pleurer les nuages.
    Et quand il voulu voir où l'oiseau était partit, l'homme glissa du bord de la falaise, et il chuta dans le vide, mais il ne s'écrasa jamais sur le sol. Il racontait qu'il avait revu son monde natal, qu'il s'y était reposé des jours entiers et que l'oiseau était réapparu pour le ramener dans l'Entre-Monde.

    Nous, maitres de l'Entre-Monde, avions écouté ce récit et entre scepticisme et espoir nous devions admettre que si cet oiseau existait réellement alors peut-être pourrait-il nous dire comment ramener nos miroirs à la vie.
    Cependant, nous n'avions pas prévu que ce secret révélé nous devrions payer le prix qu'exige le savoir. Les miroirs s'embrasèrent et crachèrent sur la ville huit êtres étincelant. Nous les nommions fantômes, dieux, nous pensions qu'ils n'étaient qu'une réminiscence d'anciens voyageurs perdus entre les mondes, ceux qui n'ont jamais pu passer de l'autre côté quand les miroirs se sont éteints, mais nous avions tort. Les formes, les êtres, les entités disparurent dans les cieux après avoir déclenchés des catastrophes dans toute la ville.

    Une île de Ciel s'effondra sur les remparts, la zone Est était à nue quand un incendie se déclara dans les usines de Tern, une tornade dessina une ligne chaotique au beau milieu d'Ordae pour finir par inonder Northrives et un tremblement de terre fit s'effondrer une partie des galeries des Fumeroles emportant avec elles tout un quartier de Magna. Que pouvions-nous faire contre ces forces de la nature ?
    Rien, si ce n'est chercher cet oiseau gigantesque qui avait su faire voyager un homme par delà les mondes et que nous soupçonnions d'avoir amener chez nous ces démons de lumière.

    Les rapports de la catastrophes affluèrent en nombre dans tous les bureaux des Res Publica, et il advint que seule l'Entre-Monde fut touchée par les catastrophe, les villes au delà, les villages et tout ce qui pouvait peupler notre zone du Dehors ne furent jamais inquiétés des folies que traversaient notre immense ville. Mais cette fois encore nous avions torts.
    Il fallu qu'une montagne entière s'effondre sur une ville enclavée dans la roche et emporte avec elle un millier d'âmes innocentes pour que nous apprenions que ces démons ne laisseraient personne indemne.

    Ils avançaient dans le monde comme une colonie d'oiseaux de malheur, ils déclenchèrent ainsi des catastrophes partout dans l'Entre-Monde, raz de marée, éboulements, coulées de boue, éruptions volcaniques. Et cette journée infernale ne prit fin qu'à la tombée de la nuit quand le soleil disparue à l'horizon et que les secours trop peu nombreux pour cette folie à l'échelle mondiale purent enfin espérer une éclaircie.
    Une seule et unique journée qui emporta avec elle des milliers de vies, une journée douloureuse pour l'Entre-Monde qui fait face à sa première menace.

    Depuis lors, nous n'avons plus aperçu une seule de ces entités lumineuses, elles se sont dispersées dans la nature et si ce n'est les récits de voyageurs qui furent attaqués soudainement par des monstres dans des zones normalement sécurisées, nous n'avions aucune preuve que ces choses étaient encore chez nous, c'était comme un rêve dont on se souvient lorsqu'en regardant par la fenêtre on voit des gens sans maisons et des corps s'empiler dans les fosses.

    La merveilleuse et immense ville de l'Entre-Monde face à son heure la plus sombre...

Le suivi du jeu
    D'innombrables catastrophes et plus encore de morts ont ravagé l'Entre-Monde il y a quelques mois de cela. Tandis que la ville se reconstruit peu à peu, que les blessés et les régions endommagées guérissent, les maitres cherchent à découvrir pourquoi cette punition s'est-elle abattue sur leurs villes.

    L'étonnante histoire du voyageur rencontré fut retranscrite et après avoir entendu parler de dieux dissimulant des secrets dans le désert de Munghor, Wergeld (maitre de la zone du dehors) et Abysse Yclette (capitaine du Fenrir) se sont lancés dans l'aventure. Ils devaient se rendre dans le désert et passer le monstrueux basilic, gardien du temple des dieux, pour réussir à leur faire révéler ce qu'ils savaient des catastrophes. Le voyage fut long et fastidieux jusqu'au lac dominic, ils partirent à pieds luttèrent contre des mercenaires aux abords de la grande forêt Ing, puis marchèrent longtemps dans l'erg avant de trouver une caravane de commerçant les portant jusqu'au lac.
    Arrivés à Sierra, leur repos fut de courte durée une fois encore. S'ils espéraient dormir dans un bon lit, ils doivent avant tout libérer la maison de leur hôte d'une plante plus que vivace...

    ... L'intervention de Dinu Mihai décidera de la fin de l'aventure. La plante empoisonnée à l'arsenic ne fut plus qu'une poignée de cendres alors que Wergeld et la banquière gagnait le temple des dieux du désert. Abysse et son second les quittèrent peu avant pour s'assurer que la plante ne viendrait pas leur causer de nouveaux soucis.
    Dans le temple, comme convenu on leur fit rencontrer les dieux et avant que ces derniers n'acceptent de leur révéler tous leurs secrets sur les récentes catastrophes, Dinu Mihai dû se battre en duel face au redoutable basilic. Le coq à queue de serpent la dévora à moitié quand la déesse enfermée dans une coquille de titane recouvert de potassium fit exploser l'animal de l'intérieur. Charmante méthode d'extermination des nuisibles, on vote pour. Efficace et sanglant !
    Les dieux tinrent alors ce discours :

    "L'Oiseau de Lumière est en colère... Un Dieu. Un vrai dieu de l'Entre-Monde. Premier né de toute essence divine en cette dimension. Tout premier a avoir posé son regard éternel sur la surface de ce que tu appelles Entre-Monde. Il est si furieux. Si triste. Il aimerait pleurer. Il voudrait que du ciel coule les larmes de son souvenir. Mais tous l'avez oublié... -Apaise la colère du Premier né des dieux de l'Entre-Monde et les catastrophes cesseront... Les autres nés. répondit la voix sifflante d'un autre homme. L'oiseau de lumière, le dragon de pierre. Le cheval du mouvement, le tigre et le lion, le loup, le taureau et le requin."

    Sur ces informations récoltés, ils regagnèrent la ville pour partager leurs nouvelles.


    Quelques semaines après leur retour, quelques jours à peine après la fin du tumultueux conseil des maitres, une nouvelle expédition est lancée. Immacolata maitre de Li à ce moment eut connaissance d'un temple érigé dans les montagnes du Nord de Grâce. Accompagnée de Caliope (maitre de Souen) de Kallistrat, un valeureux Chertan, de Fafnir, l'étrange assassin. Mais aussi de Wergeld dépêché pour leur prêter main forte, ils partirent au matin et longèrent une journée durant le fleuve Arcos. Ils gagnèrent les montagnes et commencèrent leur ascension avant qu'une nuit, une horde de visiteurs ne viennent écourter leur repos.
    Ces drôles de gobelins emportèrent dans leur fuite les lézards et les sacs de voyage de nos compagnons, mais avec eux vinrent de nouveaux visages. Hinaya, jeune déesse et Aliénor la guérisseuse se joignirent à leur voyage... Ils gravirent pendant des heures le flanc escarpé de la montagne et après avoir pu se reposer sur une corniche ils reprirent la route sur les sentiers déjà plus clément... Passé les terrains glissant de pierres concassées, ils trouvèrent enfin le temple, et de gros rocher leurs bloquèrent le passage. Ils commencèrent alors à s'organiser pour savoir comment entrer, pour essayer d'anticiper les risques qu'entrainerait leur intrusion dans les vieilles fondations du temple.

    Une troupe de gobelin, des chauves souris, des tremblements de terre, des tunnels impraticables et à moitié effondrés... Des énigmes et des monstres, c'était exactement ce à quoi ils s'attendaient. Trouver le temple ne fut pas une mince affaire et ce qu'ils découvrirent était au delà de toutes leurs espérances.
    Une salle de marbre et d'or, la voûte soutenue par les statues d'immenses oiseaux de pierres et un autel. Un autel sur lequel ils replacèrent les pierres manquantes et firent apparaitre un livre. Il racontait la légende de la naissance du premier dieu de l'Entre-Monde : A'vogenlhil. Alors qu'ils dénichaient enfin l'instrument de musique ayant le pouvoir d'apaiser le Dieu en colère, à l'extérieur le ciel nocturne s'embrasa. Et A'vogenlhil apparu au dessus de l'Entre-Monde. Survolant sans cesse notre territoire.

    Jeux concernés :
    "Le feuillet de maitre Immacolata Jugalez":
    La curiosité est un bien vilain défaut diront certains. Moi, je ne pense pas. Et au vu et au su de ce que ça m'a mené à découvrir, je le pense encore moins. Peu de temps auparavant, je dirigeais vaillamment mes troupes sur les hauteurs de Cerclon, luttant avec acharnement contre la menace du peuple Hi-boux. C'était il y a quelques jours à peine, peut-être quatre, peut-être cinq, je ne sais exactement combien de temps j'ai passé à dormir après avoir puisé bien au-delà des limites de mon pouvoir. A mon réveil, une question me tiraillait encore. Une question qui m'était venue alors que je semais la mort dans la nuée invasive.

    Pourquoi donc ces oiseaux venaient-ils soudain envahir notre cité déjà bien mise à mal ?

    Elle m'accaparait l'esprit, me rendant bien incapable d'organiser le nettoyage de Cerclon et les réparations inhérentes à l'intervention d'autres maîtres quelque peu trop bourrins. Aussi ai-je pris l'initiative de me renseigner. Par le biais de mon miroir, j'appelais parmi mon peuple mes services de renseignements. Au nombre de huit, ils arrivèrent à tir d'aile dans mon bureau sur la Res Publica de Li. Ou plutôt devrai-je dire elles... Ou ils je ne sais jamais avec eux... ou elles... Bref... Réunis dans la pièce, au préalable vidée de toute autre présence que la mienne (je n'aime pas qu'on puisse surprendre mes rares manigances), je leur exposais ma requête. A savoir partir à travers toute la cité et aux alentours récolter des informations relatives aux causes de la migration des Hi-boux. Il y eut des jacassements, comme à chaque fois, c'est normal, mais bientôt, tout un vol de pies s'égailla dans le ciel. C'est fou ce que ça peut-être utile une pie. Toujours une oreille qui traîne, un œil qui furète, toujours aux aguets des moindres parcelles d'informations (utiles ou non, elles font difficilement la différence). Et surtout, elles parlent, sans cesse, jamais le moindre silence avec elles. Et ça jase, et ça jacasse, et je recueille ce qui m'intéresse. L'intelligence très développée avec laquelle elles sont nées qui ferait pâlir bien des humains et leur capacité à s'exprimer presque aussi bien que les simiens, en ont fait mes meilleurs espions dans la grande cité. Toutes désignées qu'elles étaient, elles n'en ont pas moins exigé un salaire assez conséquent mais il faut ce qu'il faut.

    Ma patience fut mise à rude épreuve durant les six jours qui suivirent. J'essayais tant bien que mal de ne pas trop y penser, me concentrant pleinement sur mon quartier et mes troupes, sur la santé de cette folle de Caliope (ma seule amie à ce jour). Mais rien n'y fit. Chaque jour une nouvelle pie revenait, me déblatérant un flot d'informations dans lequel je surnageais difficilement. Mais rien ne venait vraiment répondre à ma question. De détails triviaux en racontars enivrés, je perdais peu à peu patience. Jusque ce sixième jour où elle arriva, celle qui détenait ce que je recherchais. Du moins si ça ne répondait pas foncièrement à ma question, au moins me donnait-elle un bout de fil sur lequel tirer dans l'espoir de démêler cet embrouillamini sur lequel je m'étais jetée. D'après ses dires, elle l'aurait tiré d'un moineau qui lui-même l'aurait entendu d'une mésange qui aurait assisté à la fin d'un Hi-bou loin des murailles de Cerclon où il avait récolté une blessure infectée depuis. Dans son délire fiévreux, l'oiseau aurait parlé d'un ancêtre. Un être immémorial, pétri de solitude et de pleurs, qui aurait transformé leurs aires en un champ de ruines dans sa folie ascétique. L'Hi-bou délirant l'aurait maudit, tout comme les humains responsables de sa solitude selon lui. Je suppose qu'il parlait en fait de tous les être sensés et anthropomorphes, pas seulement des humains au sens Homo sapiens.

    - S'ils n'avaient pas cessé de chanter la pluie pour lui, nous serions encore libres dans nos montagnes. Voilà ce qu'il a dit.

    Conclut la pie de sa voix nasillarde. C'était bien plus que j'en étais venue à espérer. Aussi la récompensai-je en mesure de ses efforts. J'avais enfin du grain à moudre et je laissais en plan toutes mes occupations de la journée pour continuer à creuser en ce sens. C'est vrai que tout ceci était bien vague mais qu'importe, les ordinateurs de Cerclon sauraient réfléchir pour moi. Sans lui demander son avis, j'empoignais un Grizbo rageant pour me diriger vers la grande Bibliothèque, lieu où j'avais le plus de chance de trouver mon bonheur. Pour les affaires courantes, je laissais à mes fonctionnaires bien programmés toute latitude. Peut-être aurai-je à le regretter mais je n'en avais cure dans l'immédiat.

    Arrivés sur place, j'ordonnais à Grizbo de rechercher toutes les occurrences dans la base de données relatives au chant, la musique et la pluie. Va sans dire qu'il me trouva un nombre incalculable de données à compulser. Il me fallait restreindre les recherches et mon foutu intendant robotisé ne me rendait pas la tâche facile. Refusant de m'aider, je me devais de me creuser la tête seule. Je lui demandais donc d'ajouter à la recherche ce qui était relatif aux légendes et contes. La réponse diminua mais pas encore de manière assez significative. Sans être franchement convaincue, j'ajoutais le terme oiseau à l'équation. Diminution notable des réponses. Tout juste une grosse cinquantaine de réponses. Grizbo me photocopia toutes ces données (je déteste chercher sur un ordinateur) et je filais m'enfermer dans mon bureau.

    La nuit tombait alors que j'étais encore en train de lire. La tête me tournait, j'avais l'estomac vide mais l'adrénaline de l'excitation pulsait dans mes veines. Je ne dormis pas un seul instant cette nuit-là, reprenant même ma forme naturelle pour économiser le peu d'énergie qu'il me restait. J'allais avoir une sacrée migraine le lendemain. Lendemain qui pointait gentiment quand je tombais enfin sur ce que je cherchais. Un vieux récit de chasseurs de trésors faisait mention d'un temple, des ruines perdues quelque part sur la zone connue de l'Entre-Monde, où l'on célébrait le culte de la pluie par la musique et le chant. Tout juste une légende, mais elle mentionnait quand même l'existence d'un objet de pouvoir, un instrument proche du fifre capable d'invoquer les torrents du ciel. J'avançais plus que je ne l'espérais et c'est un sourire béat punaisé sur les lèvres que je tombais de sommeil. Je vous raconte pas l'état dans lequel je me suis réveillée. Après une douzaine d'heures de sommeil à même le carrelage froid, j'étais pas glorieuse mais très heureuse malgré tout.

    Peut-être saurai-je éviter à l'avenir d'autres désastres comme celui qui nous avait frappés. Mais avant de crier victoire, il me fallait d'autres informations sur ce temple. Et je savais qui questionner. Après un repas purement pantagruélique, je filais me réfugier dans les entrailles de Cerclon, là où la muraille d'acier côtoie le socle rocheux sur lequel la cité repose. Et j'interrogeais les pierres. Assise sous ma forme naturelle sur le sol, en pleine méditation, je plongeais mon pouvoir dans les entrailles du continent, lançant ma recherche à toutes les roches. Ça n'allait pas être rapide, je le savais bien mais je finirai par avoir ma réponse, j'en étais bien plus convaincue que de savoir le soleil se lever. Je m'abandonnais à une transe nourrie de fatigue, de somnolence et de pouvoir. J'allais encore maigrir, comme si j'en avais vraiment besoin... Les heures se succédèrent, plus identiques les unes que les autres. Privée des repères temporels naturels, au fond de ce tombeau de pierre et d'acier, je ne sais combien de temps je restais là, plus immobile qu'un roc, totalement absorbée. La seule pensée qui me rattachait à mon corps était une peur sensée de se dissoudre dans la conscience minérale. Il fallait tenter malgré tout.

    Et comme précédemment, mes efforts furent récompensés. Dans les montagnes nord de Grâce, bien plus au nord que la source de l'Arcos, trônait un temple. Dressé sur un haut plateau flirtant avec les nuages, les pierres m'apprirent que la construction se rappelait des rites liés au ciel et à la pluie. J'avais enfin mon lieu. Il ne me restait qu'à monter une expédition et espérer fort tomber sur ce que je cherchais. On s'occuperait des détails après.

    Prise de mission (terminé), le voyage (terminé).



Forum associé


Dernière étape : le tournois de poésie.
K'ien organisa une grand tournois qui départageait de fins poètes pour déterminer qui serait digne de jouer du fifre d'A'vogenlhil.
Voir l'archive des concours
Mikail Toma su tirer profit des mots et apaiser la colère du dieu.


Dernière édition par Wergeld le Dim 24 Avr - 23:40, édité 3 fois
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Re: [archives] Scénario I : L'oiseau de feu

le Mar 7 Fév - 19:51


Après que fut découvert le temple d'A'vogenlhil et que le dieu lui-même fut enfin apaisé. Les gens de l'Entre-Monde ont vite compris qu'il était nécessaire de découvrir et de restaurer l'intégralité des temples.


Huit dieux, huit temples.
Ainsi, après que A'vogenlhil eut retrouvé sa demeure dans l'Entre-Monde, les temples de :
Lu'faol, G'einmyra, Ho'Una, Na'keisärin, K'ränessa, N'haciryv et Ha'kynai furent à leur tour découverts et restaurés.
(certains rp encore en cours)

Bien que le temples soient les demeures des dieux sur terre, chaque temple fut agrémenter de salles annexes, car chaque temple est une demeure charitable et hospitalière, les dieux acceptent toutes les créatures chez eux ; mais aussi des prêtres firent leur apparition pour célébrer les offices divines.
Ainsi vous pouvez maintenant faire une offrande aux dieux dans l'espoir d'obtenir leurs dons, vous marier sous leur regard bienveillant ou juste vous reposer auprès d'eux...


Les dieux, par l'intermédiaire des prêtres nous le disent ainsi : l'Entre-Monde est aujourd'hui refermé sur lui-même, ainsi ceux qui autrefois n'étaient que des voyageurs sont devenus des résidents de ce monde ci. Pour que l'équilibre du monde perdure, les voyageurs ont l'obligation de se soumettre à la volonté divine. Ainsi, ils auront fait le premier pas vers l'ouverture de leur territoire au reste du monde.

Ils sous-entendent alors qu'un jour la faille à l'est et l'océan infranchissable de l'ouest seront un jour apaisé et laisseront ceux de l'Entre-Monde découvrir les merveilles que recèle cette planète extraordinaire.

Si vous souhaitez lire les rps des découvertes des temples :
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