[Northrives] La porte est toujours ouverte!

le Dim 12 Avr - 17:10


Quoi de plus agréable que de s'éveiller dans la douce chaleur du soleil?
*La même dans les bras d'un amant* pense Ley'leva en se cambrant pour s'étirer, avant de se lever avec légèreté de l'énorme coussin sur lequel elle dort d'ordinaire. Puis elle s'avance vers la paroi de verre pour observer l’extérieur. On ne voit pas bien loin depuis ce premier étage, mais le canal et les habitations qui le bordent ainsi que la végétation environnante composent un bien joli panorama. L'aménagement de ce globe de verre sur tout l'étage valait le coup pour sur, même si le prix était prohibitif... Il était très solide et extrêmement glissant, si bien qu'il ne fallait jamais lancer de périlleuse aventure pour aller le nettoyer. Il était aussi légèrement coloré afin que la lumière qu'il diffusait soit semblable à celle que Lay (ses connaissances avaient pris l'habitude d'écourter son prénom de cette manière, ce qui la faisait assez rire car elle aurait pu traduire cette appellation par "blanche" dans sa langue natale) avait connue sur son monde d'origine. Il est recouvert d'un film sans tain afin que l'on ne puisse pas voir l’intérieur depuis la rue, ce qui en cet instant pourrait choquer certaines personnes car elle se tient nue devant la paroi. La drôle de créature écailleuse qui le lui avait vendu avait certifié que le verre était aussi traité anti-UV "afin de préserver votre magnifique peau qui doit être très sensible".
Elle rit à cette pensée et se détourne du paysage pour se diriger vers la salle de bains. Lorsqu'elle en ressort c'est pour enfiler un épais peignoir. A son contact, sa chair devenue presque translucide reprend aussitôt son opacité coutumière, se vidant de l'eau qu'elle a absorbé, dessinant des nuages sur son corps qui s'épaississent très vite.
Cela fait, elle se dirige vers le grand porte manteaux en forme d'arbre où est suspendue sa garde-robe. Elle y cueille puis enfile une robe de coton bleu pastel avec un filigrane de tranquillité, puis, tout en nouant le cordon vert qui lui fait office de ceinture, s'engage dans les escaliers menant au rez de chaussée. Il n'y a encore personne pour le moment dans cette pièce qui fait souvent office de salon de thé voire de réfectoire pour ceux qui veulent de la compagnie de Lay ou n'ont tout simplement pas envie de manger seuls.
Souvent elle arrive dans cette pièce le matin et y trouve trois ou quatre voisins en train de préparer le petit-déjeuner. La porte est ouverte à tous, ainsi que la grosse boite de biscuits qui trône sur la grande table de bois rectangulaire. Chacun ramène en revanche sa nourriture et peut la cuire sur place. Mais bon, pour le moment il n'y a personne. Dommage, elle avait bien envie de compagnie. Pas grave. Elle se dirige à l'autre bout de la pièce, vers le petit buffet de bois et y prend une assiette et des couverts qu'elle pose sur la table derrière elle et revient chercher une bouilloire , une poêle et deux œufs avant de se diriger vers la cuisinière à sa gauche.
Son thé et ses œufs au bacon avalés (on se fait facilement aux mœurs des humains modernes) et la vaisselle à nouveau rangée, elle se dirige vers la porte grande ouverte sur le quatrième mur et pénètre dans sa boutique.
Comme dans le reste de la battisse, tout est de bois clair ici - des murs au plafond, en passant par les petites tables où sont posés les articles et le grand métier à tisser qui trône derrière le comptoir - , avec des motifs simples aux couleurs pastel.
Une grosse pile de coussins de toutes tailles, recouverts de motifs de toutes sortes est disposée à même un immense tapis juste en face de la porte d'entrée. sur des étagères le long des murs on trouve, enroulés ;et soigneusement maintenus ainsi avec un ruban noué, des couvertures, draps et plaids de laine, coton et même de soie.
Sur les tables et nombreux porte manteaux;qui semblent placés au hasard sans pour autant déranger l'ordre apparent de l'ensemble, sont disposés ou suspendus des pièces de vêtements diverses: robes, pantalons, pulls, manteaux, capes, chaussettes, écharpes, foulards, rubans, ceintures. Tout les articles ont été tissés par les soins de Lay'leva et sont plutôt appréciés dans les environs. Ils comportent aussi tous un ou plusieurs motifs positifs en filigrane.
Elle ouvre en grand la porte vitrée, adresse un "Bonjour" accompagné de son sourire coutumier aux passants qu'elle reconnait, puis bloque la porte ainsi et s'installe à son métier à tisser pour continuer à travailler sur un foulard de mousseline.


Spoiler:
Sujet libre. Si quelqu'un veut visiter, la porte est ouverte.
Lay'leva
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Titre débile : Reine de la pelote

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